les piliers d’une communication rationnelle

Pour garantir des interactions rapides et au service de nos enjeux, nous avons défini des caractéristiques pour une communication rationnelle.

Rationalité et communication.

Quelques caractéristiques de la rationalité communicationnelle telle que nous la mettons en place au sein d’O3A.

1. La reconnaissance de l’intersubjectivité.

Le premier trait de la raison et de l’action communicationnelle est l’admission d’une communauté de sujets autonomes dotés de possibilités et de qualités partagées. L’intersubjectivité de la raison communicationnelle interdit de penser les êtres humains comme des moyens ou des choses (ce que l’on appelle la réification) et contraint chaque individu à penser autrui comme un alter égo. Pour que la communication s’établisse au cours d’une discussion il faut que les participants soient considérés comme des sujets autonomes, sincères, pertinents, qui cherchent à valider leur propos.

2. La recherche de l’intercompréhension.

Le deuxième trait de la raison communicationnelle se trouve associé à la volonté de comprendre autrui ; l’intercompréhension nécessite des attitudes d’ouverture et des mécanismes d’ajustement entre les sujets impliqués dans une communication. Il ne saurait y avoir de raison communicationnelle si la possibilité de comprendre autrui n’était pas posée d’emblée, si l’intercompréhension entre des sujets autonomes n’apparaissait pas comme le fondement même de la communication.

3. La coordination de l’action.

La raison communicationnelle se concrétise par des actions que les sujets, les interlocuteurs, peuvent coordonner. Par exemple, la compréhension, ou l’accord, obtenus au cours d’une communication débouche obligatoirement sur une action effectuée par l’un des interlocuteurs : un acquiescement, une affirmation. Dans le cas contraire lorsque l’incompréhension et le désaccord prévalent, l’action se manifeste par un refus, une interrogation, une demande d’informations supplémentaires. La raison communicationnelle ne peut se développer qu’à travers des actes coordonnés entre les sujets, même s’il s’agit d’actes de langages.

Ces quelques caractéristiques montrent que la raison communicationnelle repose sur la conception de « l’autrui-généralisé » ; conception qui ne peut se développer que par des normes de régulation interne. En effet aucune autorité extérieure ne peut promouvoir ou sanctionner la raison communicationnelle sans la transformer en son contraire : propagande, obéissance. Cette forme de rationalité dépend d’une intersubjectivité avérée avec l’intercompréhension et les interactions qui l’accompagnent.

Pour conclure :
Reconnaitre l’autre dans son autonomie et sa sincérité, chercher à le comprendre et coordonner nos actions, sont les trois piliers au sein de notre petite partie du monde.

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